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1 ISTO, Université dOrléans – CNRS/ISTO-UMR 6113, campus geosciences, 1A rue de la Ferollerie, 45071 Orléans cedex 02, France.
2 Scottish Universities Research and Reactor Centre, East Kilbride, Glasgow G75 0QF, Scotland, UK
3 Université du Québec à Montréal, DSTA, CP 8888, Montréal, Quebec, Canada H3C 3P8
Correspondence: Corresponding author: stanislas.sizaret{at}univ-orleans.fr
Au cours du Jurassique inférieur un événement hydrothermal majeur a produit un ensemble de gisements à fluorine, barytine, plomb, zinc, en Europe de louest. Ces minéralisations montrent des caractéristiques relativement homogènes, il sagit de filons ou de gisements stratiformes proches de linterface socle-couverture. De nombreux travaux antérieurs ont conclu à deux mécanismes majeurs possibles mettant en jeu des convections de saumures à travers la croûte, ou des infiltrations de saumures précoces, suivies dune expulsion pendant lextension mésozoïque. Cependant, létude des minéralisations à fluorine et barytine dans le nord du Massif central français, et notamment celles de Chaillac, montre la présence successive de fluides peu salés et de saumures. A partir de ces données, les modèles précédents ne faisant intervenir que des saumures de bassin, sont discutés.
Le gisement de Chaillac est un site exceptionnel où le lien entre les expressions filoniennes et stratiformes des minéralisations à fluorine et barytine du début du Mésozoïque est mis en évidence. Le dépôt se réalise en deux étapes: 1) précipitation de fluorine verte et violette à partir dun fluide faiblement salin à 135°C (Stade Fg-p) et 2) cristallisation de fluorine jaune et de barytine (Fy-Ba) à partir dune saumure à 110°C. Les rapports isotopiques 87Sr/86Sr et 143Nd/144Nd mesurés dans la fluorine ont été comparés aux données existantes sur le Massif central français. La signature isotopique de la fluorine verte et violette est similaire à celle des monzogranites et granodiorites du socle, la signature de la fluorine jaune indique un lien génétique avec les granulites et les roches métamorphiques du socle. Les mesures de
34SCDT dans la barytine et de
D des inclusions fluides de la fluorine suggèrent un dépôt par mélange entre un fluide hydrothermal et de leau météorique.
A léchelle du district métallogénique du Nord du Massif central, les minéralisations à fluorine-barytine montrent des salinités très contrastées semblables à celle de Chaillac. Cette étude propose une nouvelle hypothèse génétique basée sur lébullition en profondeur dun fluide hydrothermal (vers 1,6 km), donnant une succession de 2 fluides de compositions très différentes à partir dun seul événement hydrothermal.
Key Words: Fluorine Barytine Hydrothermalisme Jurassique inférieur Isotopes Chaillac
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